migration en cours...

Contre addictions  (VSA pour les z'intimes)  

Mercredi 2 juillet 2008


Non pas cardiaque, plutôt rempotage de belles plantes, moi y compris :-)
Nouvelle maison nouveau jardin nouveaux horizons (?) et ce jour un teint de porcelaine qui ferait presque rajeunir si seulement je rentrais encore dans la robe !

Enfin me voilà sur la voie de la raison guérison après avoir goûté aux joyeusetés de la très moderne radio-neurochirurgie stéréotaxique --- ya mieux comme club de vacances mais on fait avec ce qu'on a. Et puis me revoili sur la toile me délectant avec bonheur des blogs des un(e)s et des autres, redécouvrant à petites doses - vu ma vue encore brouillon - vos trouvailles, vos nouvelles lubies, vos écrits... tout ça avec une nouvelle connexion maison donc vous pouvez toujours m'écrire chez l'alice je vous répondrai de chez free ne soyez pas surpris !
Jeudi 8 novembre 2007

c'est la pire insulte que je connaisse, celle qui me fait toujours rire aux dépens de celui à qui elle s'adresse, parce qu'elle ne veut rien dire donc elle veut tout dire et surtout tout ce qu'on n'ose pas.

Là elle s'adresse à moi. Et j'inove : moule à manqué. Comme le cake de la tronche de, et surtout comme l'acte du même nom. Oui je sais, la ficelle est grossière, intro nulle à ch-- de scribouillarde très très fatiguée qui sait pas par où commencer...

Donc le sujet c'est : les actes manqués, qu'en sait-on ? Comment on y remédie ? Combien de temps on doit les digérer pour faire amende honorable auprès de son très personnel emmerdeur privé nommé subconscient ?

Naaan... le sujet c'est :

mais où je l'ai foutu bordellllll !!!!!!!!

Au départ il y a eu une rencontre super sympa. Dans le désert affectif que je dois affectionner - arrêtons de se plaindre hein ! - des têtes nouvelles se sont pointées. Et de fil en aiguille, alors que justement il ne s'agissait pas, pour une fois, du microcosme broderie-tricot-and-co, l'idée de partager quelque chose de nouveau, d'inattendu, de presque incongru s'était joyeusement imposé.

Faire un truc que j'ai jamais fait, pénétrer en un lieu légendaire jamais foulé de mes pieds, en voilà une idée qu'elle est bonne !

Je dois, demain, accompagner Sieglind à l'opéra.

Pour ce faire il faut des billets d'entrée : rendez-vous pris au Capitole il y a quelques semaines pour dépenser nos sous de concert et là, première erreur, les jours et heures ne sont pas ceux qu'on croyait. La ville c'est pas toujours pratique d'y aller mais il faudra y retourner. Je ne pourrai pas. Elle s'occupera donc seule de prendre nos places. On profitera ensuite du motif très valable - à savoir que je lui rembourse la mienne, qu'elle doit donc me remettre - pour organiser un dîner conjoints compris. Jusque là, pas de blême sauf ma tête aujourd'hui vu où ça me mène... -

Deux jours plus tard je suis en visite chez une autre copine et en farfouillant dans mon sac à malices je tombe sur une enveloppe ouverte que je ne reconnais pas. J'entrouve et Ahhh ouiiii c'est mon billet pour l'opéra !!! Il faut que je pense à le ranger en rentrant à la maison.

Et là il se passe encore deux-trois jours (ou une semaine ?) avant que je ne farfouille de nouveau dans ce foutu sac dont j'extraie une liasse froissée de tickets de courses alimentaires avant d'apercevoir tout au fond une enveloppe ratatinée. Mais bon sang j'avais pas dit qu'il fallait ranger ce truc avant qu'il soit perdu ??? Ce coup-ci je ne lâche pas l'affaire, je le sors de l'enveloppe - la fameuse enveloppe inconnue, même pas à moi à l'origine, que donc je risquerais de jeter sans percuter sur la valeur de son contenu - et je me dirige vraisemblablement vers ma chambre pour ranger le billet.

J'ai dans l'idée de l'avoir mis sous... quelque chose. De ne pas l'avoir rangé dans un endroit habituel. Ou alors, dans un tiroir ? Oui mais lequel ? De toutes façons je les ai tous retournés. J'ai rangé mes sacs, mes chéquiers, checké jusqu'au moindre bout de papier dans les moindres recoins de tout ce qui est "à moi" dans la maison.  Ca a rempli deux petits sacs poubelle que je n'ai pas jetés à la benne, des fois que je les refouille, pour être sûre.

On se calme, on essaye (le yoga ?) de ne pas en faire une fixation permanente qui mène à une infâme bouillie de neurones. Ceux-là même que je tente de tirer de leur torpeur, et c'est pas gagné. J'ai jusqu'à demain après-midi pour trouver. Dans le cas contraire je me sens bien partie pour entamer une nouvelle guerre à l'encontre de Sub, l'indigne conscient, qui semblerait vouloir me priver de la seule sortie que je m'autorisais depuis bien longtemps...

J'vous jure, j'ai vraiment très envie d'y aller !

Mardi 6 novembre 2007

Je ne sais pas où j'étais, j'avais plein de trucs à écrire et pfuitt' plus rien, même pas la trace d'un son en souvenir. Souvent avant j'imaginais le truc technologique pratique, déjà décrit par quelques SFeurs (tu sais, le "datajack" !) et qui fait aussi penser à Matrix (oui bon enfin...) qui permettrait de connecter directement nos pensées à un ordinateur. Je pensais à ça en des temps prolixes comme à une version moderne du nègre de l'écrivain. Capter le trop-plein et les phrases miracles qui se perdent entre l'encre et l'ancrage du texte...

Là, franchement, il ne serait pas question de trouver remède à "la pensée qui va toujours plus vite que la plume"... Trois minutes vacantes sous la douche, deux autres libérées au feu rouge, pas de quoi se prendre pour Zola. Si je me souviens tout juste de ces instants plus fugueurs que fugaces, pas une bribe des contenus ne me reste entre les oreilles.

Je ne sais pas où j'allais, j'ai déjà oublié.  

Vendredi 19 octobre 2007

Illustration provisoire. Je ne connais pas l'origine de cette image.

La bête tapie au fond de la grotte a ouvert un oeil. Puis deux, puis dix. C'est un monstre mais pas une chimère. Le temps glisse sur elle, parfois l'amoindrit jusqu'à la rendre transparente, ténue jusqu'à l'inexistance. Leurre. Le temps glisse sur elle sans jamais la tuer. Au réveil pas un signe de vieillissement sur sa cuirasse, bien au contraire. Elle prend du poids, de l'épaisseur. Lourde et grosse comme prête à enfanter un ouragan. Les cycles se succèdent, dans son ventre de gargouille la digestion se fait rumeur puis grondement. Elle exhale des poisons brûlants comme un volcan qui s'ébroue après un siècle de sommeil.

Comme elle s'étire elle explose les murs, embue les huis grises qui se couvrent de larmes.

J'ai rencontré un humain. Enorme. Un phénomène d'empathie dont je ne soupçonnais plus l'existance depuis longtemps. Je lui ai parlé de la bête, de son grondement plus fort qu'à l'accoutumée. Il semblait la connaître et pour l'attirer hors de sa tanière afin de la peser et de la mesurer il lui a proposé un jeu : quelques séries de questions auxquelles elle a répondu sans peine et sans méfiance. Ensuite il a posé une grille avec des chiffres pour faire l'addition.

Trente-trois. Gros score. Ca lui a permis de nommer la bête pour m'aider à l'apprivoiser. Elle s'appelle "dépression". Il a bien vu aussi que ça s'agitait dans le fond, que ça tiraillait tous azimuts le long des nerfs tendus à bloc : elle a des copines, elle a fait des petits ! Des miello-quelque chose, j'ai pas bien retenu leur nom parce que la monstresse se nourrit de ma mémoire. Il me fait jouer au petit poucet avec des comprimés qui devraient apaiser sa fringale destructrice. Pour commencer, pendant qu'elle fait un petit somme je lui ai repris un peu de mes mots. Je crois qu'elle les gardait en otages depuis un bout de temps.

Lundi 24 septembre 2007

( l'âge de devenir ermite. )

Enfin, un truc comme ça, entre le besoin de changer de paysages et le repli nécessaire à la création.

La prose se fait rare et croyez-en ceux ou celles - de moins en moins nombreux - qui font partie de ma réalité quotidienne, la parole aussi. Non que je manque de trucs à dire ou de pensées à coucher sur le papier / écran, non que je n'en ressente plus le besoin, mais plutôt que ce besoin souffre de trouver un autre vecteur pour prendre forme.

Une trame simplifiée, d'humain(e) à humain(e), exclusivement axée sur l'échange de savoir-faire manuel qui me conduirait à la rencontre de mes semblables en tous lieux du monde sans me soucier des barrières du langage.

Peut-être qu'alors l'envie d'écrire reviendrait, il faut bien dire que pendant ce temps ça me manque, les mots ont toujours été mes plus beaux jouets... Mais parfois je finis par les considérer avec une nostalgie légère, de celle qu'on aurait pour la vieille boite de cubes en bois de quand on était petit, sans pour autant s'imaginer en faire une énième pyramide...

Bon c'est pas tout-à-fait vrai, ces quelques phrases ont suffit à réveiller mes instincts de scribe et la frustration toque de ses gros sabots derrière la barre frontale de ma caboche bornée ! Je résiste. Je fais de l'obstruction. Rien n'échappe, qu'un peu de laine bleue...

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recherche

mes images

mes images hébergées

Toutes les photos personnelles utilisées dans le blog sont hébergées là.

En cliquant sur le logo vous pourrez les voir au format original.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus