petite boucle

Publié le par Eryn

du matériel ad hoc et de sa pérennité : plusieurs fois au fil des années - par dizaines - je me suis demandé comment se faisait-il que ma modeste collec' de crochets à dentelle en acier m'ait suivi partout, intacte.

Réponse : même fâchée avec le monde entier (le mien, dans ma tête surtout) même brouillée avec les mots, les tubes de couleur, les outils de jardins ; même plus capable d'enfanter sur la toile ou en chair et en os, l'essentiel de mon "talent" vivace et vital se trouve concentré dans l'expression la plus simple du geste manuel et intemporel: un petit bout de feraille pour nouer et transformer en matière harmonieuse n'importe quel brin de fil ou de laine.

Tout ça pour dire ? Que les "choses" savent bien souvent avant nous de quoi on est capable, jusqu'au bout de nous-même et en dernier recours s'il le faut, d'où leur attachement à prouver leur utilité ? Ca et plein d'autres choses sûrement.

 

j'illustre dès qu'il y a de la lumière pour faire une photo. merci à Planeth et sa filosofie du jour pour l'aiguillage impromptu ;-)

Publié dans contreaddictions

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planeth 20/05/2007 01:11

malin oui, c'est ça  le truc qui te colle aux basques, parce qu'il "sait" qu'il t'est indispensable... l'objet qui se trouve toujours là, l'air de rien, que si tu sais plus quoi faire de tes mains, ben... merci pour le fil ;0))

Eryn 23/05/2007 23:11

comme tu dis ! merci à toi :-)