Une heure à tuer (suite de)

Publié le par Eryn

On est déjà demain. Côté regard, côté sourire, j’ai tenu bon. Pas trop laissé filtrer l’angoisse. Les heures se sont jouées de moi.


Toujours le facteur temps, celui qui me manque, celui que j’ai à n’en rien faire, et enfin celui à venir. Celui sur lequel je compte tant ! Je crains encore de m’abuser. Le temps ne fera rien d’autre que me faire vieillir. Ca n’a jamais rendu personne heureux. J’ai entendu des mots me dire d’être égoïste. Penser à moi, oser me remettre ne question maintenant (me réveiller), pour être heureuse. Que ça en valait la peine. Qu’il serait temps de cesser de vivre pour les autres.

Ma vie est vide, toute remplie qu’elle est des autres, ceux que j’aime. Et moi ?  Moi qui suis toujours à me perdre, à n’être que souffrance quand je me trouve. Chaque défaillance enfonce plus loin la lame. Les blessures ne se referment pas.
 

Publié dans contreaddictions

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