De contradictions en (contre) "addiction" je laisse parfois filtrer des bribes de mon bric à brac personnel. Un peu de rêve, quelques bouts de fils et surtout beaucoup de remue-méninges !
Les vents de révolte se font si nombreux, et à propos de tant de choses qu’on ne les entend plus. Entre le grondement des mauvaises nouvelles servies en fast-food à toute heure de la journée et celui non moins assourdissant des autoroutes, des avions et des machines à laver le linge et la vaisselle, nous planquons nos oreilles sous les casques en tout genre. La musique adoucit les mœurs et le cancer nous guette au travers des ondes téléphoniques, peu importe pourvu qu’on se tienne à bonne distance hertzienne de la fin des uns et de la faim des autres. L’ombre portée sur le mur serait-elle celle d’un voisin qu’il suffira de rentrer la tête dans les épaules, de diriger le faisceau des phares longue-portée juste à côté, là où la route est bien large, sans risque de se perdre dans les recoins sombres.
La nôtre propre, plaquée au sol ou rejetée derrière nous comme une cape de suie grise, nous ne la découvrons qu’à rebours, avec incertitude, cette ombre dans l’ombre trop petite ou trop grande pour s’y reconnaître. Elle est tout ce qui reste d’un passage furtif, muette et sans âme, telle le symbole exact du peu de choses que nous sommes, et que nous laisserons.
Plutôt que l’évocation stupide d’un téléphone portable j’aurais voulu voir sur l’image un coquillage et des mains
d’enfant, humer la brise d’une falaise au bord de la mer le plus loin possible d’une quelconque et humaine construction…
Pour cela il me faut de nouveau de toute urgence tourner le bouton off de la télévision et assurer ma sauvegarde – à défaut de me tourner les sangs pour celle des autres à laquelle je ne peux
rien, ou si peu – le plus loin possible de cette routine assujettissante : la pseudo-conscience de masse me semble être la pire des dictatures ! Voyez comme il fait gris dans mes mots,
sans la douce lumière qui rend à l’ombre ses contours et à l’humanité sa si fragile et perfectible nudité.
Exercice 37 - Ecriture sur image
"j'étais là pourtant, j'étais là... et je n'ai rien fait" comme le chante si bien Zazie, et l'on ne sait pas trop de quel côté de la balance il faut ranger ses mots, culpabilité ou constat d'impuissance... les deux sans doute, car on n'y peut rien ou pas grand chose, mais tout est fait pour nous culpabiliser. Il faudrait sortir de cet engrenage à broyer les consciences sous la conscientisation, et réapprendre à vivre non pas pour soi seul, mais PAR soi, avec ses aspirations, ce que l'on est, et pas chercher à substituer des causes à nos propres raisons intérieures de tenir debout, ce que nous pourrions apporter au monde à ce que nous aspirons à faire de notre vie. Pas d'égoïsme, juste le constat que l'on ne peut donner que ce que l'on a, que ce que l'on est. Alors si on choisit de se coller le masque d'une cause sur le visage parce qu'il le faut, parce que si personne ne fait rien etc, parce qu'on y croit, mais sans savoir qui l'on est et si l'on est vraiment fait pour cela... et bien c'est vain.
Mais je m'écarte peut-être un peu du sujet, et puis je risque peut-être aussi de heurter...
Merci en tout cas pour ces mots très juste que tu nous offres.
;0)
c'était bien hier! dommage que ma nuit d'insomniaque précédente m'ait fait caler en cours de route!
Dès qu"on parle d'ombre, je vois celle de Peter Shlemihl... une lecture de fantastique pur qui m'avait bien marquée gamine.
Bécot ma belle, désolée du retard, j'me fais bouffer en ce moment.
Je te cite en entête de l'article, en faisant le lien vers ton profil OB, ton blog, et l'article.
Fais-moi savoir si cela te convient ainsi...
Très bien écrit et ... très juste à mon goût ... trop juste ? ...
heu, c'est vrai que mes liens disent rien d'autre que les noms de ceux que j'aime mais allez y voir chez KOULOU car lui c'est plus que vrai qu'il DESSINE BIEN !!!
et toc.
attends donc que j'ai ENFIN trouvé ta BD, j'men va te faire de la pub' tu vas vouar !!!