De contradictions en (contre) "addiction" je laisse parfois filtrer des bribes de mon bric à brac personnel. Un peu de rêve, quelques bouts de fils et surtout beaucoup de remue-méninges !

Vous avez dit ?

Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 11:03

On est déjà demain. Côté regard, côté sourire, j’ai tenu bon. Pas trop laissé filtrer l’angoisse. Les heures se sont jouées de moi.


Toujours le facteur temps, celui qui me manque, celui que j’ai à n’en rien faire, et enfin celui à venir. Celui sur lequel je compte tant ! Je crains encore de m’abuser. Le temps ne fera rien d’autre que me faire vieillir. Ca n’a jamais rendu personne heureux. J’ai entendu des mots me dire d’être égoïste. Penser à moi, oser me remettre ne question maintenant (me réveiller), pour être heureuse. Que ça en valait la peine. Qu’il serait temps de cesser de vivre pour les autres.

Ma vie est vide, toute remplie qu’elle est des autres, ceux que j’aime. Et moi ?  Moi qui suis toujours à me perdre, à n’être que souffrance quand je me trouve. Chaque défaillance enfonce plus loin la lame. Les blessures ne se referment pas.
 
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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 10:57
Ecriture brute, une heure d'attente dans un café. (Paris, il y a longtemps)


Une heure de silence au milieu du bruit, à vider mon esprit de toute invraisemblance.
Ni le lieu ni la place pour une respiration zen, ça vaudrait pourtant le coup, on m’avait dit que c’était fait pour ça. Juste la seule chose efficace dans mon cas. Alors je tente de décrocher la pensée du reste de moi, jaugeant de l’extérieur le trop plein d’adrénaline qu’il me faut contraindre.
Le café ne va pas beaucoup m’aider, mais son goût me plait trop pour avaler autre chose.
Avaler des couleuvres, tiens, essayer de me duper pour avoir la paix ! Rien qu’une heure, voilà, juste une toute petite heure de paix loin de moi.
Le temps, côté ciel, se dégrade. J’ai les mains indubitablement bleues, plissées comme la peau d’une vieille pomme. Quelle élégance ! Je n’ose imaginer la teinte de ma figure…
 
Regardons plutôt les gens. Il y a de tout, dans tous les styles, mais ça ne les empêche pas de se ressembler. Je suppose que je fais partie du tableau.
Les tasses à café sont minuscules, je fais traîner un peu, une cigarette, deux, avant d’en commander un autre. Une pleine cafetière pour tenir une heure ! Ils ne doivent pas servir ça. Le garçon revient par ici, je vais me laisser tenter… Il a le sourire c’est au moins ça de gagné.
Je fais provisions de sourires. La femme dans le train, pas osé lui dire que je l’ai trouvé belle, lumineuse. Un grand sourire franc, le regard qui va avec. J’ai pris ça comme un cadeau. J’ai pas l’air comme ça, mais souvent j’en donne, j’en offre, de ces sourires pour rien, pour tout. Ils ne savent pas toujours accepter. Ont l’air de trouver cela douteux. Louche. Equivoque ?
 
L’équivoque me plait, mais pas toujours dans ces moments là. Celle qui m’anime aujourd’hui, celle là, oui. Dangereuse et féroce. Elle finira par m’avoir.
Une heure, j’ai dit. Je ne vais pas me tuer avec.
 
De toute manière le temps passe. L’heure bat de l’aile. Je finirai par en voir la chute. Son agonie ne fera pleurer personne. Moi peut-être, si elle a la mauvaise idée de se prolonger ; de renaître de ses cendres !
 
Sur quel ton va-t-on se dire bonjour ? Pourvu que je ne le vois pas venir.
Qu’il me surprenne le nez dans l’écriture, sans me laisser le temps d’ajuster mon regard…
 
…c’était pas la peine que je m’enfume les yeux ! Manquait plus que ça, je vais ressembler à un lapin russe…
 

Il n’y a pas que moi que ma fumée dérange. Mon voisin de table a tenu cinq secondes. J’avais pas envie d’un voisin de table. Ma cigarette y gagne un délicieux goût de barricade.

 
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 14:00

article de mon ancien blog "motsdits"

Silence

Cover illustration by Andrzej Klimowski


En ripant sur le clavier il écrivit ceci :

- Après 25 ans de siolence...

Entre silence et violence, le néologisme fortuit mais plutôt réussi donna au mot bien plus qu'un double sens. Existe-t-il pire violence que le silence ?

Cette absence que l'on ne peut verbaliser, pas même exorciser...


Silence 4 of Air

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Je n'aime pas le manque de sel, le sucre de régime, le bruit pour rien, et le silence obligatoire.

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